Nous n'aimons pas les murs humides!
Rétention des eaux capillaires par isolation à
base de résine synthétique et de caoutchouc

Rétention des eaux capillaires par isolation à base de résine synthétique et de caoutchouc

            2.5.4) Procédés combinant la résine synthétique et le caoutchouc

1. Causes, Analysis

Les murs et caves humides sont la hantise des pro-priétaires de maisons! Dans la mesure où les contrôles visuels ou/et au toucher ne suffisent pas pour déterminer nettement la répartition de l’humidité dans la maçonnerie, il est nécessaire de faire appel à une entreprise spécialisée qui dispose des techniques de mesure requises.

L’assainissement de bâtiments anciens pose des problèmes variés et exigent une analyse compétente qui seule permet de déterminer l’ampleur des détériorations. Ceci vaut également pour les constructions neuves qui n’ont pas immédiatement bénéficiées d’une première isolation adéquate. Il s’agit tout d’abord de déterminer le type de dommage:

  • humidité ascendante ou à pénétration latérale;
  • pénétration d’eau dans les caves (eaux sous pression, eaux en provenance de la couche aquifère);
  • points de condensation au niveau de la maçonnerie;
  • humidité hygroscopique due aux sels.

Les conséquences en sont entre autres les suivantes: destruction des pierres, dégradation du ciment, chute de plaques de crépi et écaillage des peintures, efflorescences de sels, dégradation du climat ambiant, mauvaises odeurs, augmentation des frais de chauffage, risques de mycoses du fait de l’apparition de champignons.

En cas d’isolation défectueuse, les capillaires dans la maçonnerie absorbent toujours de l’humidité. Celle-ci permet alors aux sels présents dans le sol et dissous par l’eau de pénétrer dans les murs et de les dégrader. Il s’agit essentiellement de nitrates, de sulfates et ou de chlorures, plus connus sous le terme générique de salpêtre. La propre capacité de ces sels à absorber l’eau et l’humidité ambiante produit un cercle vicieux.

L’humidité pénètre dans le bâtiment; les sels forment des dépôts. Leur dessiccation du fait du climat ne réduit nullement leur capacité hygroscopique, de sorte qu’ils absorbent des quantités de liquide considérablement plus grandes à la première réapparition de l’humidité, etc. etc. Pour plus de précision: 8 g de sel peuvent lier jusqu’à 1 litre d’eau.

Les murs humides de bâtiments anciens sans caves sont dus à un manque ou une dégradation de l’isolation horizontale. L’humidité peut remonter dans les murs du fait de l’action capillaire des matériaux de construction minéraux. Une nouvelle barrière horizontale doit être mise en place. Si le crépi de ces bâtiments est déjà dégradé par les efflorescences de salpêtre, il doit également être éliminé et remplacé par un crépi d’assainissement.

La pénétration latérale d’humidité est également fréquente dans les anciens bâtiments construits sur caves. Dans ce cas, il est conseillé de dégager les fondations et d’apposer une isolation extérieure (par exemple une couche épaisse de bitume) ainsi qu’une protection supplémentaire pour éviter les tassements du sol contre la couche d’isolation.

Même les travaux d’assainissement les plus dispendieux sont condamnés à l’échec si les règles bien connues de la migration de l’humidité ne sont pas prises en compte. Seul le conseiller technique d’une entreprise spécialisée de renom est en mesure de proposer, sur la base d’une analyse approfondie de la situation, une méthode d’assainissement optimale avec toutes les mesures d’accompagnement requises.
 
 
 
Le remplacement des maçonneries avec l’insertion d’un nouveau revêtement de carton bitumé ou de feuilles plastiques ou métalliques est une méthode sûre si elle est appliquée selon les règles de l’art. Cette méthode présente cependant un risque d’affaissement. Les coûts sont considérables et les pièces ou parties de bâtiment concernées ne sont pas utilisables pendant les travaux.
 

2.2 Enfoncement de tôles d'acier
Les possibilités d’enfoncer des tôles d’acier sont limitées. Seuls les ouvrages de maçonnerie présentant un joint d’assise continu et sans ruptures peuvent être traités de cette façon. La barrière horizontale proprement dite est située au-dessus du niveau du plancher. D’autres mesures d’accompagnement sont requises. L’enfoncement des tôles d’acier constitue une contrainte considérable pour la maçonnerie (action mécanique). Des affaissements ultérieurs peuvent faire leur apparition. En ce qui concerne les tôles, il existe en outre de grandes différences de qualité (protection anticorrosive), des simples tôles d’acier au chrome aux tôles d’acier V A.
 

2.3 Techniques de sciage des murs
Cette technique consiste à scinder entièrement le mur pour y insérer des feuilles d’isolation, puis a fixer le mur avec des coins et à sceller les creux. L’exécution incorrecte présente des risques d’affaissement.

Même effectués conformément aux règles de l’art, les travaux de sciage sont très dispendieux, et nécessitent eux aussi des mesures supplémentaires d’accompagnement.

La mise en oeuvre de scies à chaîne en widia permet de traiter uniquement des murs à joint d’assise continu. Les ouvrages en moellons et les maçonneries irrégulières (maçonneries mixtes) exigent des câbles diamant.
 
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2.4 Procédés électro-osmotiques
Avant leur mise en oeuvre, les procédés électro-osmotiques exigent un examen très complet et fastidieux: les sels doivent faire l’objet d’analyses spéciales, l’aptitude du mur à être traité doit être vérifiée ainsi que la présence éventuelle de câbles électriques, de conduites d’eau et autres, de fers ou d’autres métaux etc. Au vu des critères précédemment mentionnés, ces procédés électro-osmotiques sont inapplicables ou applicables uniquement dans certaines limites.

Les procédés électro-osmotiques n’assèchent pas définitivement le mur lui-même, mais en extraient constamment l’humidité, et cessent d’agir en cas de panne de courant.
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2.5.1 Compositions de verres solubles
effet simi- laire à la silicification
 

2.5.2 Techniques de silicification
Les compositions de verre soluble et de silicification ne peuvent pénétrer que dans les maçonneries peu humides. La densité de ces matériaux est supérieure à 1,0, et ils sont hydrosolubles et hydrodiluables et donc limités dans leur capacité de fluage. Le temps de réaction des compositions de verre soluble est très court.

Ces matériaux sont également sensibles au gel. Les trous d’injection doivent avoir un diamètre d’environ 28 mm.

La silicification n’est pas recommandée pour les murs en moellons, en briques creuses ou autres matériaux similaires. Il faudrait préalablement en badigeonner les creux, puis examiner la nécessité éventuelle d’une humidification préalable de la maçonnerie à l’aide d’une solution calcaire.

En outre, ces matériaux sont sujets à une minéralisation qui les durcits. C’est-à-dire que les ébranlements et mouvements d’affaissement peuvent à nouveau la formation de nouvelles fissures et l’humidité peut à nouveau pénétrer dans la maçonnerie. Ces techniques présentent également des risques d’efflorescences ultérieures accrues (en fonction de la composition chimique des sels présents dans la maçonnerie).
 
 
2.5.3 Injections de résine synthétique


2.5.4 Synthetic Elastomeric Resin Procedure
Les injections de mélanges non toxiques de résine synthétique et de caoutchouc dont les solvants sont libres de composés aromatiques (les hydrocarbures aromatiques nocifs en sont extraits) présentent des avantages essentiels.

Leur faible densité inférieure à 0,9 en accroît considérablement la capacité de fluage, de sorte que ces produits peuvent également pénétrer dans les capillaires les plus fins lorsque l’humidité de la maçonnerie dépasse 50%.

Cette barrière de résine synthétique et de caoutchouc peut également être utilisée pour les murs en moellons, en briques creuses ou treillissées ou autres matériaux de construction similaires. Il n’est pas nécessaire d’en combler les creux étant donné que la réaction de commence qu’après 6–10 semaines (selon la température et l’humidité) et que le produit accumulé dans les creux est absorbé par la maçonnerie.
Les matériaux à base de résine synthétique et de caoutchouc sont constitués de divers composants tels que des agents d’imprégnation, des résines spéciales, des résines naturelles et des huiles de synthèse. Du fait de leur composition équilibrée, ils résistent à l’action des substances acides ou alcalines telles que les nitrates, les sulfates, les chlorures ou autres, et à l’oxydation, à la dégradation biologique, aux rayons U.V. et au gel. Des procédés peuvent donc également être appliqués dans les régions dont les sols sont caractérisés par une salinité élevée (zones côtières).
Le matériau employé présente encore bien d’autres avantages: il est micro-poreux et hydrophobisant, il empêche les condensations, ne durcit pas et reste élastique dans les capillaires, c’est-à-dire que les ébranlements ne risquent pas d’entraîner la formation de microfissures. La mise en oeuvre d’une quantité prédéfinie garantit une imprégnation intégrale. La simplicité du procédé de forage permet de continuer à utiliser les locaux puisqu’il n’exige aucune modification de la construction. Le diamètre des trous d’injection n’est que de 16 mm et n’influe donc pas sur la statique du bâtiment.
Ce système simple à appliquer permet de mettre en place une barrière horizontale durable conforme à l’état actuel de la technologie.

REMARQUE: en ce qui concerne le temps de séchage quel que soit le procédé mis en oeuvre, remarquons que la maçonnerie sèche sur environ 1–1,5 cm d’épaisseur du mur par mois.